Comment favoriser la cicatrisation suite à une brûlure ?

Brûlures
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La cicatrisation des brûlures graves doit être placée sous étroite surveillance. En phase de reconstruction, hydratation de la peau sur le long terme et cures thermales sont des clés pour favoriser la guérison.
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  1. 1 – La phase inflammatoire : le corps envoie des cellules spéciales sécrétées par les plaquettes sanguines afin de combattre les bactéries présentes sur la plaie. Elle dure de 2 à 4 jours.
  2. 2 – La phase réparatoire : une nouvelle couche d’épiderme vient se placer aux bords de la blessures avant de la recouvrir, afin de faire naître la cicatrice. Cette phase peut durer jusqu’à 15 jours.
  3. 3 – La phase de maturation : les tissus sous-cutanés se restructurent, la peau devient plus souple et plus résistante. Cette phase est très longue, elle peut durer entre 2 mois et 2 ans.

Quand est-ce qu’une brûlure laisse une cicatrice ?

Bien soignées, les brûlures au premier degré et deuxième degré superficiel ne laissent pas de marque à terme, car seul l’épiderme et/ou la partie supérieure du derme est touché. En revanche, les brûlures au deuxième degré profond et troisième degré laissent des cicatrices, car la jonction derma-épidermique, voire l’ensemble du derme a été détruit. La peau ne peut pas se régénérer spontanément. Si les petites lésions peuvent cicatriser par rétractation, les lésions plus étendues doivent être traitées chirurgicalement, généralement par greffe de peau.

La reconstruction après une brûlure grave

Le traitement des cicatrices débute après la reconstruction des tissus. Les premières semaines, elles doivent être étroitement surveillées pour vérifier leur évolution et leur bonne guérison. L’enjeu est notamment d’éviter l’apparition de cicatrices hypertrophiques : la cicatrice s’épaissit, prend un aspect dur et cartonné, et peut être gênante si elle est située à une jointure. Pour une meilleure efficacité, il faut agir rapidement, majoritairement pendant les deux ans. Les soins conseillés par les médecins associent souvent rééducation chez un kinésithérapeute spécialisé avec massages et exercices d’étirements, port de vêtements compressifs ou application de silicone, voire injection de corticoïdes pour leur effet anti-inflammatoire.

L’hydratation, une clé pour une bonne cicatrisation

Une cicatrice de brûlure nécessite dans tous les cas une bonne hydratation, une à deux fois par jour, pendant plusieurs mois, avec une crème aux vertus apaisantes et cicatrisantes. Appliquée par massages légers, elle permettra en outre d’assouplir la peau et de limiter les adhérences et rétractions cutanées.

Les bienfaits des cures thermales

Grâce à l’action anti-inflammatoire, antiprurigineuse, antioxydante et restructurante de l’eau thermale, les cures thermales peuvent aussi être très bénéfiques pour traiter les cicatrices dues aux brûlures. Elles permettent à la fois d’accélérer la cicatrisation, d’estomper les démangeaisons et fourmillements et d’offrir progressivement une meilleure élasticité cutanée. L’effet massant des jets sous-pression aide à dilater les vaisseaux sanguins et favorise la pénétration des oligo-éléments, pour mieux régénérer l’épiderme et aplatir les brides cutanées. Il est conseillé de faire une première cure de trois semaines rapidement, dès que la plaie est refermée, puis de poursuivre au rythme de deux par an les deux premières années, une par an ensuite.

Eviter le soleil

Pendant les deux ans suivant la reconstruction, il convient de fuir le soleil à tout prix. Particulièrement néfaste sur des tissus qui viennent juste de se reformer, ses rayons peuvent réactiver l’inflammation de la peau et accroître le risque de difficultés de cicatrisation et/ou d’apparition de cicatrice hypertrophique. Si elles bronzent, les cicatrices peuvent en outre conserver une pigmentation plus foncée. Même passés ces deux ans critiques, il faut continuer à protéger ses cicatrices avec une crème à fort indice (SPF 50+) et proscrire toute exposition entre 12h et 15h, lorsque le rayonnement UV est le plus fort.